Non aux serres chauffées

Une bio plus exigeante

En complément de la certification bio, la coopérative demande à ses adhérents de suivre un cahier des charges spécifique, qui vient préciser certains points, de façon à protéger les valeurs qui ont contribuées au succès de la bio.
Les producteurs de la coopérative BioBreizh souhaitent, au travers de ce cahier des charges, et à leur niveau, servir de guide et de référence pour les pratiques de tout agriculteur intéressé par ces enjeux.
Les règles définies au sein de notre cahier des charges BioBreizh s’articulent autour des thèmes de la santé, de la biodiversité, de l’eau, de la terre, de l’énergie, du social. L’application de ce cahier des charges est vérifiée tous les ans auprès de chaque ferme BioBreizh par un organisme de certification extérieur à la coopérative.
Dès le début des années 2000, les producteurs ont pris position : comme le 100% bio (végétal et animal), le refus des semences issues des biotechnologies (CMS), les cultures en pleines terre et bien évidemment le refus du chauffage des serres et de la ferti-irrigation.

Le refus du chauffage des sous-abris

Serres cahuffées 490x346L’ensemble des fermes proposant des légumes issus de sous-abris contrôlées BioBreizh est non chauffé. (Le chauffage étant limité à la production de plants et à l’anti-gel.)
Les producteurs ont la volonté de respecter le cycle naturel des plantes, l’un des principes fondamentaux de la bio. Chaque légume a une saison, et ne doit être à aucun moment poussé.
De ce fait on développe la rusticité de la plante et donc le côté gustatif des produits.
Avec les serres froides, nous respectons un autre des principes fondamentaux, celui de nourrir le sol pour nourrir la plante.
Nous n’avons pas recours à la ferti-irrigation ! Aucun fertilisant n’est utilisé dans le circuit d’arrosage de la serre. Dans nos systèmes d’arrosage coulent uniquement de l’eau claire. De ce fait, nous contribuons à l’amélioration de la santé du sol par des apports justifiés, de fumiers, de composts de déchets verts ou encore d’algues en amont des implantations.
Nous proposons plus de rotation dans les cultures de manière à lutter préventivement contre les maladies, les adventices, nous entretenons ainsi la fertilité des sols et améliorons leur structure.

Qui dit plus de rotation, dit plus de diversité !

Notre système ainsi réfléchit est moins intensif. Les fermes sont des outils à tailles humaines et donc transmissible.
Au final, nous n’avons pas de dépenses d’énergie, ce qui est très important aujourd’hui dans notre responsabilité vis-à-vis des enjeux climatiques.

Pour signer la pétition, rendez-vous au lien suivant :
https://www.change.org/p/didier-guillaume-pas-de-tomate-bio-en-hiver-non-aux-serres-chauffées